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 Prisoners of Power : Battlestar Rebellion

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sebrider
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MessageSujet: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    09.10.12 17:39

Jaquette française :




Comme ne l'indique pas le titre de la VF c'est une superproduction Russe, un film SF à la façon soap opéra d'après le roman l'île habitée (Editions Denoël, 2010) des frères Strougatski.

Les Plus:
* superbe scénario dans un univers à la société nazi. Beaucoup de commentateurs y verront par aveuglement idéologique dans le film une critique de l'ex-régime soviétique à la 1984. Déjà certain voit dans Palpatine et l'empire de SW le monde communiste post-féodal. C'est totalement absurde (même pour 1984. Cf Alexandre Zinoviev, « 1984 » et 1984 in Science-Fiction 2 : politique, éd Denoel, juin 1984, (ISBN : 978-2-207-33002-9). La critique est bien celle de la société nazi qui fut l'incarnation même du rêve de tous les pouvoirs impérialistes, le summun de l'homme fourmi ou de la fourmilière globale. Aujourd'hui, ils réussissent de manière soft, ce Talon de fer, sous couvert de bienfaisance.
* d'excellents effets spéciaux,
* des persos sympathiques qui ne sont malheureusement pas assez développés.
* très supérieur au Cinquième élément de Luc Bessons. Dans la lignée des Stars Wars et des Dunes.


Les moins : Décousu. On passe rapidement du coq à l'âne.

Or, à l'origine ce fut deux films avec plus de 5h de visionnage. Mais, les producteurs russes ont décidé pour l'international d'en faire un seul film de 115 min. Le montage des deux films est un peu comme le montage à l'italienne des super robots de Nagai. Malgré cela, ça reste très divertissant.










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Capricorne Chèvre
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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    09.10.12 22:54

Voyons Seb tu sais bien que l'hydre purulent du fascisme est présent dans toutes les dictatures totalitaires contemporaines et futuristes de tout poil mais ce film n'est pas principalement une critique acerbe du nazisme comme le séditieux Starship Trooper ou le burlesque Iron Sky...

Alors il y a certes des croix de malte à peine améliorées et des uniformes aux insignes douteuses mais le film est clairement le prétexte d'une autocritique de l'ex-régime soviétique ( guerre froide, conflit Afghan ) avec un postulat flagrant de 1984, big brother & co ( bureau politique comité central ) avec du Cinquième élément pour les méchants et la ville futuriste , un zeste de Dune et même un peu de Matrix pour les bastons.

Mais le scénario est un ramassis de lieux communs, décousu certes mais surtout incohérent...bref du bon gros nanar bien mauvais avec un brave héros terrien justicier digne de John Carter of Mars.

Film complet ici:


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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    10.10.12 3:04

Le fascisme n'est pas le fruit d'un pouvoir. C'est un mouvement sociologique. Elle diffère totalement du mouvement sociologique des communismes post-féodaux. On note un prélude du fascisme en France dans l'affaire Boulanger en 1888. Comme le dit si bien les historiens il n'est "ni de gauche, ni de droite", cependant c'est une "révolution de droite", une révolution transcendante venant du pouvoir traditionnel contre la révolution immanente du peuple. C'est donc "une révolution sans révolutionnaires" qui sont remplacé par les conservateurs, les néolibéraux ou même les religieux.

Le monde fasciste du XX est homologue au monde capitaliste du XIX, mais les phénomènes sont d'autant plus exacerbés lors de la crise historique du XX ( CRISIS). Il y a donc toujours une division de classe dans cette société fasciste avec une sphère communaliste de pouvoir qui est hégémonique sur la sphère de production. Si tu coupes la tête du pouvoir, la société globale ne va pas s'effondrer.

Dans le monde communiste, il n'y a pas de classe malgré les inégalités qui se forment selon une hiérarchisation naturelle selon les lois sociologiques de ce milieu où les phénomènes immédiats sont proche de ceux de la nature (pragmatisme). La sphère sociale de la société globale est une sphère communaliste de pouvoir. Contrairement aux pays non communistes, cette sphères englobe totalement la société communiste. Il ne subsiste pas de sphère de production sauf sous forme de Goulag, une forme de production historique et non sociologique comme chez nous. Elle fut utile à la guerre mais n'a pas d'effet sur la société globale. A part les Goulag, les usines ne servent pas à produire mais à organiser la population. Si tu coupes la tête au pouvoir, la société globale s'effondre.

Globalement, le totalitarisme a pour origine la sphère communaliste de pouvoir où les phénomènes administratifs sont légions d'autant plus en période de Crisis. Mais, en société communiste, il émane de l'histoire (féodalité et les guerres de trente ans du XX (1914-1945 et 1952-1982)) tandis qu'en société occidentiste, il émane de la sociologie guidée par le milieu de pouvoir.

Chez nous, il y a d'un côté l'administration et la production. Dans les pays communistes post-féodal, l'individu émane de l'administration. Toutes idéologies sont généré par la sphère communaliste. Mais, lorsque l'on fait parti de cette sphère on y connait les mensonges parce que l'on fait parti de ce mensonge. Ce qui est plus difficile à voir lorsque la sphère communaliste bien que restreinte transcende ou contraint de façon hégémonique la sphère de production.

* Société capitaliste du XIX -> société impérialiste du XX dont le nazisme fut l'ordre parfait tant rêver par les autres pouvoirs impérialistes (transformation homologique par exacerbation)
* Société impériale ou féodale -> société communiste post-féodale (transformation homologique par substitution et élargissement)

Selon Alexandre Zinoviev, le communisme de ces pays émanent de la sphère communaliste de pouvoir. Comme je l'ai dit, elle est hérité de la féodalité d'une part, mais aussi de la guerre (1914-1945) quand ces phénomènes communalistes prédominent toujours. Selon Karl Marx, le communisme post-capitaliste doit émaner de la sphère de production (de l'ingénieur à l'ouvrier, paysans, artisans). Or, ce qui est encore, est l'hégémonie du pouvoir sur la production.

Pour ne pas compliquer ce qui est déjà compliqué, je n'ai pas intégré la sphère communaliste de service (milieu non productif et non de pouvoir/administratif : commerçant, poste, service publique, religion, journalisme, éducation, santé, recherche scientifique...). Mais, il est clair qu'elle est souvent lié au milieu du pouvoir. Mais, elle peut subsister sans le milieu pouvoir en liaison avec les milieux de production.


J'en parle et me répète très longuement ci-dessous (Mais personne n'y comprend pas grand chose) :

-> http://forum.doctissimo.fr/psychologie/droite-gauche/interdire-communisme-sujet_423_1.htm#t12316
-> http://forum.doctissimo.fr/psychologie/droite-gauche/interdire-communisme-sujet_423_1.htm#t12327
-> http://forum.doctissimo.fr/psychologie/droite-gauche/patriotisme-jacobinisme-internationalisme-sujet_626_1.htm


Pour une véritable et formidable critique rationnel et scientifique de l'URSS je t'envoie à AZ, les confessions d'un homme en trop, le héros de notre jeunesse, le communisme comme réalité qui vont à l'encontre de toutes les mythologies occidentistes sur l'histoire et la sociologie de l'URSS. Les hauteurs béantes, roman sociologique sous forme SF de la réalité quotidienne, lui ont valu d'être viré de son pays.

Je nomme AZ, "KM au pays des soviets" parce qu'ils usent sous une autre forme la même méthode scientifique celle qu'Engels avait qualifié de matérialisme dialectique mais les crises historiques du XX ont vidé le contenu matérialiste et la dialectique de la méthode.

-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Mat%C3%A9rialisme_dialectique#Bibliographie_cons.C3.A9quente_annot.C3.A9e_de_citations_de_l.27HPM

Cette méthode est nommée par AZ selon sa thèse sur le Capital de méthode du passage de l'abstrait au concret.
-> cf aussi, Bertell Ollman, La dialectique mise en œuvre - Le processus d'abstraction dans la méthode de Marx, syllepse, 2005,140p - trouvable aussi en libre service sur le web ou alors sur son site mais en anglais).

Dans les années 2000, de retour chez lui, AZ a écrit un équivalent de son primé et applaudi Les hauteurs béantes mais sur notre société (la fourmilière globale). Ca lui a valu de ne pas être publié (à part chez lui), ni traduit nulle part, bien que commandé par les éditions Plon.

Bref, pour dire que l'imaginaire du socialiste George Orwell qui se veut être une critique de la société communiste post-féodale n'a rien à voir avec la société communiste post-féodale comme la majorité des critiques martelées et bien connues du grand public de sur cette société encore méconnue.


Le problème est de faire un film de 115 min avec deux films de 115min et 110 min.

La production a privilégié les scènes d'action au détriment du reste.
Ils ont fait ça à la va vite. J'espère qu'il y aura un jour la version longue comme on a eu la version longue Des Trois royaumes - la falaise rouge.

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    10.10.12 14:36

Bof, on voit dans ce film surtout une critique du totalitarisme un peu puérile, rappellant bien celui de l'ex-régime soviétique comme dans 1984 qui est une mise en garde contre la dérive totalitaire du communisme.

Cependant le Stalinisme le Fascisme ou Nazisme ont pour trait commun, malgré ce qui les oppose un même but : former un« Homme nouveau » selon une idéologie imposée par le chef unique. le parti unique, le recours à la violence, l'encadrement de la société, la direction de l'économie et la propagande sont autant de traits communs aux régimes soviétique, fasciste et nazi que l'on retrouve décrits dans le film.

La seule différence du film avec le totalitarisme et 1984 réside dans l'absence de culte de la personnalité des dirigeants curieusement anonymes,
Cependant à l'instar du roman de Orwell les gens sont conditionnés par des émetteurs d'ondes psychiques contrôlé par un chef tutélaire et son parti unique.
Il y a un état de guerre permanent, des milices , des camps de rééducation...

Mais malheureusement tout comme les personnages ce n'est pas développé.
La faute au montage réducteur qui ne privilégie que l'action ce qui n'excuse pas les incohérences flagrantes et errances scénaristiques.

Ceci dit les soviétiques ont une tradition de films de science fiction bien plus intéressants comme le Solaris de d'Andrei Tarkovski ou les films de Pavel Klushantsev souvent pillé par Hollywood...

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    10.10.12 20:21

Comme tous scientifiques le savent normalement, il n'y a pas plus trompeur qu'une analogie.

le nouvelle homme de l'impérialisme est selon la Biologie. Ca vient du libéral Herbert Spencer et du conservateur Francis Galton. Or galtonnisme (eugénisme) et spencérisme sont souvent amalgamé. Le galtonisme est une conception conservatrice ou néoconservatrice de l'évolution des sociétés forgée par Francis Galton. C'est forcer la sélection naturelle par une sélection artificielle contre des tares supposées préjugeant à une dégénérescence de la société et des individus. Tandis que le spencérisme est une conception libérale de l'évolution des sociétés forgée par Herbert Spencer. C'est laisser faire la sélection naturelle au seins de la société permettant une régénérescence de la société par elle-même en éliminant naturellement, sans aide extérieure, les moins adaptés à l'environnement social. Spencerisme et galtonisme sont des pensées évolutionnistes dont la base centrale est exclusivement la sélection naturelle bien que d'autres facteurs sont mises en jeu dans l'évolution de la nature et des sociétés. Quelques socialistes du monde anglophone y on adhéré comme HG Well qui proposait d'écarter les unfits des fits sur un île utopique; d'autre proposait d'améliorer l'environnement; pour le généticien marxiste JBS Haldane, il fallait s'occuper de la société capitaliste. Voilà l'origine de l'homme nouveau de l'impérialisme. L'homme nouveau de l'URSS est culturel. Les enfants nées dans les années 20 ont une éducation poussée. Cela ne touche seulement une minorité mais la population globale. La population fut très cultivé. Alexandre Zinoviev, le plus critiques des critiques de la société soviétique, parle de façon positive de l'éducation.

Le culte de personnalité de Staline comme pour Napoléon n'a pas été voulu par eux. Staline l'avait d'abord refusé. Mais, tout comme Napoléon Ier, il en a fait un bon outils pour étendre son réseau d'influence (comme la Marianne pour la République Française). Sinon, dans le monde impérialiste, les cultes de toute sorte (personnalité, croix, drapeau américain, croissant, la statue de Jeanne d'arc...) sert à montrer l'hégémonie sur d'autres pays ou la volonté d'hégémonie sur les peuples.

L'analogie est trompeuse. On tombe facilement dans le piège. C'est normal ! Une classification ou une abstraction est des plus difficiles à faire.

C'est pour cela qu'en science de la vie et de la terre, ils font la différence entre une analogie (des ressemblances sans filiation qui trompe souvent son monde) et une homologie (une filiation entre deux choses qui n'ont plus la même fonction). Mais, dans le domaine de l'histoire et principalement l'histoire largement diffusée par la mass-média, il est de coutume pour la bonne conscience d'en faire fit et de mettre en avant des analogies en comparants des faits triés sur le volet de manière anti-scientifique pour en faire des vérités absolues et en faire une filiation sur des choses qui n'ont rien avoir. C'est le principe de toute idéologie et de toute religion. Pourtant, il existe des écrits de femmes et d'hommes qui vont à l'encontre de cela comme par exemple, Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l'analogie; Français-Xavier Coquin, historien non-médiatique et discret, spécialiste de l'histoire de la Russie; Arno J. Mayer ou Enzo Traverso entre quelques autres.

Le film est tiré du roman L'île habité des frères Strougatski qui date de 1969.
1984 était aussi disponible librement en URSS.

Je vais scanner et mettre ici les articles de Zinoviev :
* « 1984 » et 1984 in Science-Fiction 2 : politique, éd Denoel, juin 1984, (ISBN : 978-2-207-33002-9)
* Cette fiction dite scientifique in Univers (anthologie périodique) n°17, ed J'ai Ju, 1979 (ISBN : 978-2-277-11958-6)

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    10.10.12 21:11

Bien, parlons en des frères Strougatski, le caractère pamphlétaire de leurs romans leur à valu une interdiction partielle de 1969 aux années 80, les livres étaient publiés et diffusés clandestinement, du moins en partie, certains échappant à la compréhension des senseurs par leur caractère science fiction.

C’est l’adaptation cinématographique de “Stalker” par TARKOVSKI en 1977 qui les fera connaître à l’étranger.
Il est difficile d'être un dieu à également été adapté par Peter Fleichmann en 1991 sous le titre Un dieu rebelle.

Citation :
Une oeuvre qui réconcilie Stanislaw LEM et Iain BANKS.


On l’a vu, la SF des deux frangins relève bien plus de la satire et
de la réflexion introspective
que du combat spatial débridé. La pleine
compréhension de leur oeuvre nécessite quand même une bonne connaissance
de l’histoire soviétique et de la culture russe dans son ensemble.
Deux barrières
délicates à franchir pour le lectorat des années 60, période où les
éditeurs français commence sérieusement à publier les STROUGATSKI.
Le très grand succès dont jouit l’oeuvre des STROUGATSKI en Russie ne
doit pas faire oublier que derrière une langue simple, ouvertement
référencée à Georges ORWELL
, se cachent des préoccupations stylistiques
et un “ton” qui n’appartient qu’à eux. Il est très peu probable que les
traductions disponibles en français soient aujourd’hui révisées, mais on
peut toujours rêver.


La particularité d’Arkadi et Boris STROUGATSKI, c’est d’avoir livré à
leurs lecteurs de nombreux romans satiriques et/ou désespérés tout en
proposant une “vision du futur”
via un “cycle” que n’auraient pas renié
ASIMOV, HEINLEIN ou BANKS. C’est notamment le cas de ce qu’on appelle en
France “La trilogie des pélerins” [“Noon universe” en anglais]. Trois
romans écrits à plusieurs années d’intervalle [“L’île habitée”, 1971
chez l’Âge d’homme, “Le scarabée dans la fourmilière” en 1982 au Fleuve
Noir, et “Les vagues éteignent le vent” en 1985 chez Présence du Futur,
tous avec le même héros plus ou moins important], dans lesquels on
devine le destin d’une humanité surveillée par des entités
extra-terrestres plus ou moins bienveillantes chargées de faire
progresser notre turbulente civilisation.


A noter que le roman “Il est difficile d’être un dieu”, paru en 1973
et médiocrement adapté au cinéma par un réalisateur allemand sous le
titre “Un dieu rebelle”, s’inscrit dans la même logique et met en scène
cette même vision à notre échelle : on y suit le parcourt d’un humain
envoyé sur une planète de type médiévale pour la faire progresser. La
boucle est bouclée et Iain BANKS reprendra la même
idée pour ses célèbres Circonstances Spéciales dans la Culture.


La cas “Stalker” mérite d’être traitée à part [mais peut parfaitement
s’inscrire lui aussi dans la “Trilogie des pélerins”, ce qui porte la
trilogie à 5 romans - Douglas ADAMS n’est pas loin]. Voir plus bas pour
l’importance de ce roman central dans l’oeuvre des frères STROUGATSKI.


N’attendez donc pas des frères STROUGATSKI une description minutieuse
de conflit galactique pan-quantique. Ici, c’est l’humanité qui prévaut.
L’humour. La dérision. La tendresse, parfois, la cruauté souvent. La
vie, quoi.

http://www.cafardcosmique.com/STROUGATSKI-Arkadi-Boris

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    10.10.12 23:31

Je vais répondre par ordre des chapitres de Seb avec qui je suis pour le moins d 'accord mais il me semble :



1/ Que certes, une société fasciste donne le pouvoir à des entités conservatrices, religieuses, néolibérales (pour l'industrie ou toute autre "affaire" (in) imaginable -quand cela est réalisable- et à l 'esclavage, plus ou moins avoué et défini qui y est lié, comme sous le régime nazi...) et aussi militaires au passage.
Mais ce qui me trouble, mais très moyennement en fait, c 'est que l' on retrouve ce style exact d' intervenants fort bien placés dans le système Etasunien actuel -et passé- et que cette définition de "corps constitués d' ambigus" s 'applique donc au "pays de la liberté", qui mérite ce titre peut-être autant que la France, qui a inventé l 'esclavage, mérite celui des droits de l'homme...
On rejoint donc ici, l' histoire de l'analogie qui à force de répétitions, d 'inexactitudes, dans les esprits vides et donc sans aucun recul, conduit à former des meutes d 'impensants, surtout consommateurs aujourd' hui. ( Bon je le sais dans le détail, c 'est mon métier...) Ce n 'est pas plus grave, a priori, quoique, d 'un point de vue macroéconomique, tout se tient et ce n 'est pas glorieux sur la plupart des points que l'on veut bien regarder.

Mais, puisque le patriotisme, transmis ou conditionné, qui tenait place de bien collectif et précieux, à une époque où le peuple avait surtout du blé dans les champs, a disparu, il reste ce néo nationalisme égo matérialo faschisant international, qui grimpe dangereusement un peu partout et s 'adresse aujourd 'hui à l 'individu et non au groupe.

Ce même conditionnement voulu narcissique au possible et à visée mercantile, ne demande, à l' occasion qu' à s' appliquer à une tendance politique profitant notamment de la crise avec une complicité globale, comme par exemple l 'industrie Allemande sous les nazis.
Industrie, que l' analogie forcement souhaitée dans un seul -bon- sens aujourd' hui, nous vend en marques Prémuim ; celles là même qui de façons diverses, mais très directe ont causé X millions de morts et qui ne s 'est donc pas effondrée en effet. (La sphère de production sans son ex-pouvoir en place)


Le temps défile, mais l'espèce humaine demeure grégaire dans son comportement idiot et les civilisations les plus prometteuses bâties sur le talent de quelques uns et l 'exploitation de la plupart, puis détruites d 'une façon ou d 'une autre par le choix de prétendus représentants du peuple, qui lui même, n' a pas compris que la liberté est d 'être soi même, (mais le peut-il seulement ?) ont systématiquement été réduites à l 'état de ruines avec la substanctièle valeur constructive de leurs idées, dont restent, tout au plus, seulement ces traces ou concepts sporadiques et galvaudés que l 'on nous distille, là aussi, selon les circonstances appropriée dans un but précis.
Ce qui rejoint encore cette histoire d' analogies simplistes érigées en pensée Mac Do, pour tout le monde, en vendant en plus paradoxalement de l' individualité, l' égoïsme étant un produit de base trop accessible à tout un chacun et pas toujours rentable.






Dernière édition par Mel Véga le 11.10.12 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    11.10.12 11:12

Ah non tu vas t'y mettre toi aussi...
C'est pas vraiment possible de s'exprimer de façon plus intelligible ?

Le problème avec Sebridouille c' est qu'il nous impose un point de vue personnel envers et contre tous qui va à l'encontre même des intentions des auteurs pourtant flagrantes , que se soit le caractère pamphlétaire de l'oeuvre des frères Strougatski ou sa transcription bling bling de Fyodor Bondarchuk pour faire la nique au cinéma américain, sans tout autre forme d'argumentation que nous refaire systématiquement l'analyse sociologique et l'historique du communisme.

Ce qui serait intéressant d'analyser au contraire c'est les ambitions transfrontalières du nouveau cinéma Russe par rapport aux anciennes productions, notamment en matière de science fiction.
Le meilleur côtoie même le pire dans cette marche forcée vers la mondialisation de l'entertainment, la mère Russie paye sa dîme de quelques sacrifices culturels.
Et lorsque elle ne le fait pas, les re-montages pour l'export s'en chargent.

Pour adapter à l'écran le roman éponyme des frères Strugatsky, Fyodor Bondarchuk a disposé de moyens inédits. 10 mois de tournage en Crimée et 36,6 millions de dollars US de budget faisant de «BattleStar Rebellion» le plus gros budget de l'histoire du cinéma russe moderne.




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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    11.10.12 14:22

C' est intelligible, mais il faut relire si l' on est pas dans le trip à ce moment là...

Seb n'impose rien, il s 'exprime avec une forte motivation assortie d' exemples !


J' avais vu Solaris en VCCCP sous titrée et je l' ai nettement préféré à la version de Nespresso en VO, plus "nerveuse" dans la mise en scène (la caféïne ?).

Le rythme CCCP est fort lent, ce qui n'empêche que ça reste flippant par moments.
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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    11.10.12 17:56

Je n'impose pas j'expose et affirme rationnellement que 1984 et les visions occidentale en générale des uns et des autres sur ces pays n'ont rien à voir avec la réalité globale des sociétés communistes post-féodaux.

-> http://gettermario.dynamicforum.net/t5116-alexandre-zinoviev-et-la-sf

Par contre, la reprise de la vision du communisme de la propagande occidentale par les intellectuels russes dans les années 60 et surtout 70 (summum de la Guerre Froide dans le monde) cadre bien avec la notion de Facteur de Trahison :

-> d'AZ : http://www.zinoviev.ru/fr/livres/zinoviev-facteur-trahision.pdf

Il faut savoir que Krouchtchev fut très conciliant vis à vis du monde occidental. Il y eu moins de pression historique malgré ces débuts de guerre froide (qui va s'intensifier sous Brejnev, le petit Staline, jusqu'en 1982). Sa période est un "occidentisme honteux" (non avoué). Le pouvoir populaire fut limité par le pouvoir Kroutchevien contrairement à l'époque syn-stalinnienne. La pression collective est moindre. Donc, dans le monde intellectuel les libéraux s'accroissent naturellement en nombre (jusqu'à l'époque Brejnev summum de la guerre froide). L'erreur principal de Kroutchtchev fut de soutenir l'agronome Lyssenko bien que Staline l'avait désavoué dans les années 50 après s'en être servit dans les années 30 quand toutes les forces de la nature devaient-être avec la société lamarckienne contre la vague de la sélection naturelle - spencerisme et galtonnisme - de l'impérialisme. Ce fut dans un opuscule linguistique que Staline condamne la différenciation absurde entre science prolétarienne et science bourgeoise de Lyssenko. Par ces principes erronés lyssenkien en science, Krouchtchev introduit du Maïs en Sibérie. C'est la culture du maïs qui a également contribué à l'asséchement de l'Aral (-> http://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/GENTE/48121) . Mais, d'où viennent ces semences de Maïs ? j'ai trouvé ! de Roswell Garst.

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    11.10.12 23:43

Sebinou a écrit:
.le nouvelle homme de l'impérialisme est selon la Biologie.L'homme nouveau de l'URSS est culturel

La fabrique du surhomme soviétique:


"La Fabrique du Surhomme Sovietique" par tonio000001

Sebinou a écrit:
Le culte de personnalité de Staline comme pour Napoléon n'a pas été voulu par eux. Staline l'avait d'abord refusé. Mais, tout comme Napoléon Ier, il en a fait un bon outils pour étendre son réseau d'influence (comme la Marianne pour la République Française). Sinon, dans le monde impérialiste, les cultes de toute sorte (personnalité, croix, drapeau américain, croissant, la statue de Jeanne d'arc...) sert à montrer l'hégémonie sur d'autres pays ou la volonté d'hégémonie sur les peuples.

La propagande et le culte de la personnalité sous Staline.


La propagande et le culte de la personnalité... par clgVillarsDenain

Sebinou a écrit:
Je n'impose pas j'expose et affirme rationnellement que 1984 et les visions occidentale en générale des uns et des autres sur ces pays n'ont rien à voir avec la réalité globale des sociétés communistes post-féodaux.

Les Purges Staliniennes:


Les Grands Ratés du XXe Siècle - Les Purges... par gg29000

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    12.10.12 4:02

Ce genre de chose me fait toujours grandement marrer. C'est digne de la propagande stalinienne. Les meilleurs propagandistes de Staline sont bien ses détracteurs. Ils le mettent toujours égal à un dieu.

* Ivanov, un canular partiel ? -> http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Hommes-singes_de_Staline

* "eugénisme bolchevik", un mort-né -> http://kroulik.blogspot.fr/2008/07/lempreinte-de-leugnisme-sur-lpoque.html (tiré du livre d'André Pichot quand bien même il est totalement anti-darwinien)

* Pavlov -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Pavlov

* Bogdanov -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Bogdanov


Il y a une confusion entre l'élimination des tares par la connaissance de la médecine (donc l'expérimentation) et l'eugénisme. L'interdiction de l'eugénisme n'est que politique dixit la commentatrice. Mais, elle ne doit pas savoir que l'eugénisme est une idéologie et non une science. Lorsqu'elle parle de science soviétique ça doit-être vis à vis d'une autre science. Elle doit confondre avec Lyssenko qui différencie une science prolétaire et une science bourgeoise. Or, Lyssenko s'est fait totalement désavouer par Staline.

"ne reconnait pas la liberté d'opinion notamment dans le domaine de la science" dixit la commentatrice. Or, la science n'a pas d'opinion. C'est bien parce que Lyssenko avait une opinion larmarkienne en adéquation avec la société qu'il a réussi à envoyer ces camarades darwiniens à la blanche Sibérie (quand bien même il y eu un musée Darwin en 1907 (qui n'a rien à voir avec le marxisme en 1907, ni le marxisme avec le darwinisme pour 98% des marxistes sauf pour Anton Pannekoek et les authentiques et rares matérialistes dialectiques). C'est un phénomène administratif que l'on rencontre sur wikipédia. Les administrateurs bloquent les gens, dont moi, parce que l'autre va se plaindre sous couvert de "bonne foi" mais tout en "jouant avec les mots" (pourtant condamnable). Les administrateurs tels des imbéciles (comme le veut leur fonction) applique une sentence bêtement sans savoir. Ceux qui ont ces attitudes que je nomme de communiste car décrit par Alexandre Zinoviev dans la société communiste sont paradoxalement les anticommunistes. Je nomme ainsi ces comportements de pragmatique parce qu'elle est proche de celle de la nature. Leur pensée est petite-bourgeoise selon KM et AZ ou alors simplement pragmatique.

L'eugénisme qui est une idéologie n'a pas pris en URSS comme en France même si nous avions Francis Carrel (prix Nobel - bestiaire du FN) et quelques autres comme Jean Rostand qui ont été soutenus par Vichy. En URSS, comme en France l'eugénisme n'a pas pris globalement même si il y eu des tentatives. Même avec l'américain Sarkosy par sa recherche de la délinquance chez les enfants à partir de l'âge de 3 ans ou encore donner une officialité à la criminologie, cela a fait un flop. Le Lamarckisme dans le social (+) comme en science (-), domine aussi bien en URSS qu'en France. Contre ce que l'on appelait les tares de la société, nous avions également l'hygiénisme, puis le pasteurisme (de Pasteur). Même en science, la France a mis du temps a admettre la théorie de l'évolution de Darwin. L'eugénisme en France et en URSS restait un milieu restreint et très minoritaire souvent condamnable.

Par contre, dans les pays anglophones et nordiques, la sélection naturelle marchait tout autant en science (+) qu'en Société (-). Cette idéologie était dominante dans ces pays. La Fondation Rockefeller finançait les laboratoires eugéniques du monde (nordique et anglophone), même ceux de l'Allemagne nazi jusqu'en 1939. L'eugénisme est lié au natalisme, au mathusianisme devenu néo-malthusianisme. Dans le domaine scientifique, cette idéologie intéressait donc des démographes, des médecins et des biologiste dont bien sur les généticiens. Stephen Jay Gould proclame un lamarckisme social, mais dans la société américaine c'est le spencérisme qui domine encore.

__


Les premières personnes qui ont été purgées étaient d'une part les camarades de Koba, puis les membres de la Tchéka soit des gens pas du tout recommandables qui ont été choisies comme telles. Par ailleurs, sur ce que l'apparatchik occidentaliste nomme la purge stalinienne : « Au cours des années 30, le personnel dirigeants du district de Partgrad fut arrêté dans sa totalité par deux fois, et l'appareil régional par trois fois. Tous ce monde fut d'ailleurs coffré à juste titre, pour des délits administratifs et de droit commun, et si les chefs d'accusation prenait une couleur "politique", c'était pour répondre aux goûts du temps. Les victimes elles-même l'acceptaient volontiers, préférant passer pour des ennemis du peuple plutôt que des escrocs, des débauchés, des imbéciles, des incapables, des ivrognes. » (Alexandre Zinoviev, Katastroïka, p.34, p35)

__


Le truc qui me fait aussi sourire c'est la collectivisation de 1929 qui pour les économistes est une aberration. Or, si l'on se promène dans la campagne de Russie depuis l'origine des tsars, les terres ont toujours été collectivisées. Donc, la dite collectivisation de (suite à l'échec de la NEP) n'a eu aucun effet sur la population. Par contre l'industrialisation a outrance, OUI ! La condition première à l'industrialisation n'a pas pu être appliquée. « C'est le temps », qui donne en effet la possibilité d'orienter et d'aborder la réalisation du programme authentiquement prolétarien et démocratique dans la vision de la Commune avortée. On note que c'est le seul pays où le PIB croit dépassant ainsi les autres pays. Le PIB des autres pays industrialisés chutent fortement et principalement celui des Etats-Unis.

L'exode rural est la conséquence directe de l'industrialisation à toute vitesse, amenant ainsi à une chute brutale de la démographie paysanne et un entassement urbain sans urbanisation antérieure. Dans les pays occidentaux, l'exode rural par l'industrialisation de la société fut historiquement beaucoup plus lent; des famines plus locales ou disettes y furent cependant constatées. En Russie, cette désertification rapide des campagnes fit s'effondrer une production agricole de type féodal déjà faible. Comme ce fut le cas dans les années 1880-1890, l'importation de l'agriculture servait au développement des secteurs industriels, provocant la famine russe de 1891-1892. Ce fut aussi le cas en 1931-1932 avec les mêmes conséquences, mais décuplées par la crise historique du XX. En effet, l'industrie russe - comme tout le monde industriel - subit également la crise de 1929. Les demandes d'aides internationales comme lors de la famine 1922-1923 sont proscrites. Mais le pays maintient une croissance avec une cadence extrême et surhumaine. Ces événements se font au détriment des intérêts de l'ensemble des activités rurales du pays. De plus, le climat en Russie joue un rôle prépondérant. Un optimum des températures automnales de la Russie à la Pologne et à la Laponie (1929-1938) s'observe par les avancées du bouleau vers le Nord.

L'accusation de famine artificielle n'est aucunement un fondement historiquement mais idéologique. Même Louis XV a eu son accusation de famine qui a perduré jusqu'à la révolution française. Vogt a accusé Marx d'affamer les membres de l'association. Par contre ce qui n'est pas impossible, la famine aurait été peut-être un prétexte pour éliminer certains opposants ukrainiens. Les Pays Baltes, la Pologne, les Ukrainiens nationalistes et états-uniens utilisent encore les falsifications dont des photos de la famine de 1922 comme preuve d'une famine artificielle en 1932. Le président Ukrainien avoue cependant que ce fut un drame en commun avec d'autres grandes régions de l'URSS autant touchée par la famine que l'Ukraine.

-> sous propos divers
-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Herr_Vogt (sous matériel à l'article)
-> http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Holodomor/Archives2#Proposition_de_sortie
-> André Neveu, Les grandes heures de l'agriculture mondiale : Espoirs, succès et menaces, Editions L'Harmattan, 2004p., 2005
-> Mike Davis, Génocides tropicaux : Catastrophes naturelles et famines coloniales (1870-1900) Aux origines du sous-développement, La Découverte, 480p, 2006
-> Steven L. Kaplan, Le complot de famine. Histoire d'une rumeur au XVIIIe siècle, Editions de l'EHESS, 78p., 1995 (1ère éd. 1983) (Halévi Ran. Steven L. Kaplan, Le Complot de famine : histoire d'une rumeur au XVIIIe siècle., Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1984, vol. 39, n° 5, pp. 1098-1099.) cf aussi Libéralisation du commerce des grains sous l'Ancien Régime.

__


Staline n'a pas pris le pouvoir. On lui a donné. Par deux fois, il y avait possibilité de l'évincer. Mais par deux fois, ils l'ont fait revenir. « Ce système était l'expression naturelle d'une démocratie authentiquement populaire. C'était l'initiation des masses encouragées par le haut dans la mesure ou le pouvoir suprême était un pouvoir populaire et cherchait à rester. (...) une fois qu'il a eu pris le pouvoir en main, le peuple s'est retrouvé pris au piège de sa propre souveraineté, contraint qu'il était de déléguer aux siens un pouvoir illimité sur lui-même. »

__


Le réflexe conditionné dixit la commentatrice existait déjà sous les Tsars. Mais, les phénomènes sont exacerbés sous la société communiste d'autant plus au summum de la crise historique (années 1930 et années 1970). Cependant, le pouvoir qui était restreint à la stricte administration tsarine (donc pouvoir fort) et qui s'est étendu à la masse se voit limiter par sa propre masse protégeant ainsi les individus de la hiérarchie.

Dans la société soviétique, les tendances à l'asservissement réciproque qui se manifestaient déjà à l'époque de Tchékhov se sont renforcées démesurément. Par rapport à la société du passé l'esclavage communiste multiplie considérablement le nombre de ceux qui deviennent les dépositaires de l'autorité officielle de sorte que presque tous les membres ordinaires de la société sont en fait investis d'une parcelle de pouvoir qu'ils exercent sur les autres. Cette société a étendu la masse du pouvoir qui a atteint des dimensions sans précédents et elle en a confié l'exécution à des millions de simples gens. Elle les a investis suivant la lois qui y déterminent la distribution des biens : à chacun selon sa position sociale. Mais chacun y reçoit sa part. C'est un esclavage particulier, où la soumission de chacun est compensée par la possibilité de voir autour de lui des créatures soumises à sa propre autorité. Ainsi, la place de la liberté s'offre la possibilité de priver les autres de leur liberté, c'est-à-dire d'obtenir la participation dans l'asservissement. Un ersatz de liberté est proposé ici aux citoyens: ce n'est pas l'aspiration à être libre, mais l'aspiration à priver les autres de leur volonté de liberté. Ce qui est beaucoup plus facile que de lutter pour ne pas être un esclave.

=> Mon Tchékov, Alexandre Zinoviev (trad. Laurent Vogel), éd. Complexe, 1989, p. 88-89

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Conclusion : Reportages non neutres puisque prend des faits réels, les généralisent selon un prédéterminisme pour conduire une histoire en adéquation avec la bonne morale du moment.

=> http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:Michel1961/Manipulation_de_Wikipedia

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Comme dit le Maître de la Maison Jaune : "Ce qui s'oppose à la vérité, ce n'est pas une autre vérité, mais l'erreur (Alexandre Zinoviev, La maison jaune, L'âge d'homme, 1982).

-> http://fr.wikiquote.org/wiki/Alexandre_Zinoviev
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Pour revenir à la SF, il est étonnant (ou pas) que les eugénistes font dans la SF comme HG Well, JBS Haldane et Aldous Huxley. La SF fait souvent dans le sur-homme ou l'être à la recherche de son humanité ou de la civilisation.

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    20.10.12 21:59

Il n' y pas de réels échanges dans cette discussion, je ne poursuis donc pas...

A méditer, ci-dessous...

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MessageSujet: Re: Prisoners of Power : Battlestar Rebellion    21.10.12 1:55

La citation parle de Bernard Henri Levy ou de Luc Ferry.

-> Mark Edele, Stalinist Society: 1928-1953, OUP Oxford, 384p, 2011

Dommage que je sois nul en langue. Mais, le résumé confirme selon la méthode de laboratoire l'étude d'AZ issu de la méthode historique (méthode du passage de l'abstrait au concret, dialectique et matérialiste) : "Mark Edele shows that it was not ideology, terror, or state control which held this society together, but the harsh realities of making a living in a chaotic economy which the rulers claimed to plan and control, but which in fact they could only manage haphazardly."

=> Même si ça semble être trop économiste - in chaotic economy - pour reprendre la critique d'Engels à Jules Guesde, Paul Lafargue, qui a été oubliée par la suite des marxistes. Mais Engels avoue que c'est aussi la faute à lui et à Marx car cela a été précipité comme telle dans la lutte politique. Ainsi, "seule l'étude scientifique de la structure de la société bourgeoise pouvait fournir une solide base théorique" (in Herr Vogt) et pas seulement l'économie en tant que tel. Alexandre Zinoviev parle de phénomènes sociologiques car la base de la société soviétique est sociale (administrative/juridique) et non économique (cela depuis même sous les tsars).

Mais l'historigraphie française dans tous les sujets de l'histoire est hautement sous influence pour reprendre le mot d'Annie Lacroix-Riz que je viens de découvrir. Mais d'autre le constate comme Pierre Briant spécialiste d'Alexandre le Grand qui dit en 2011 dans science et Vie qu'"Il est urgent de renoncer à tout vocabulaire moralisateur et de se consacrer au patient examen des sources disponibles, en élargissant les perspectives et en variants les angles de prises de vue. En un mot : faire de l'histoire et uniquement de l'histoire..."

-> « Alexandre le grand sert de miroir à l'identité européenne », entrevue de Pierre Briant par Jean-François Mondot, Les Cahiers de Science et Vie, nº 122, avril-mai 2011, p. 23

Le Mark Edele ne sera jamais traduit en français comme quelques autres important sur le sujet.
Aux States ou peut-être en Angleterre "La communauté scientifique (...) est encore trop solide pour être facilement intimidée" (in Des échos contemporains du lyssenkisme ?). Malgré les gros manitous de la fondation Hoover (contre l'histoire scientifique), il y a des choses qui sortent du cadre de l'idéologie hégémonique. En histoire, les détournement idéologique sont flagrants. Mais, ils sont peu combattus. L'histoire est politique comme le fait remarquer Gramsci. Ces intrusions transcendantes sont pourtant intolérables pour la connaissance. En science naturel, il y a au moins une lutte contre les conceptions et intrusions transcendantes (spiritualistes) de l'Université interdisciplinaire de Paris et de la Fondation Templeton. La méthodologie matérialiste est loin d'être appliqué en histoire. Elle est diffusée comme tel.

De ce charivari, on comprend pourquoi AZ a choisi la logique et non l'histoire.

Le cas du détournement de l'histoire existait bien sur en URSS. Mais de l'aveu d'AZ dans l'Occidentisme, chez les marxistes soviétiques, il y a au moins de la science sous la phraséologie idéologique, ce qui n'est pas le cas chez les libéraux (dont Hayek et Furet). Les soviets étaient en effet positivistes. Or, comme le fait remarquer Engels si on retire toute la religiosité du positivisme d'Auguste Comte on retrouve le matérialisme. Or, si on enlève toutes les conceptions spiritualistes de l'IUP on trouve le néant caché sous le vocabulaire scientifique issu des études scientifiques mais dont les conclusions scientifiques ont été remplacé par des conceptions religieuses. Mais, ce sont ces derniers qui sont soutenus politiquement aussi bien en histoire (cf Annie Lacroix-Riz) et en science naturel (cf Guillaume Lecointre). Le positivisme ou le matérialisme sont haït par les pouvoirs. Thomas Henry Huxley que je nomme Huxley Ier a été obligé d'inventer l'agnosticisme pour ne pas choquer sa classe sociale et pour ne pas dire qu'il est matérialiste et qu'il use du matérialisme dans ces études scientifiques au finalité matérialiste.

L'histoire est encore loin d'être indépendante vis à vis des pouvoirs. Il subsiste cependant quelques irréductibles qui ne sont jamais mis en lumière médiatique comme la combattante Annie Lacroix-Riz, le discret François-Xavier Coquin, Arno Jay Mayer, Enzo Traverso ou Dominico Losurdo et quelques autres irréductibles comme Naom Chomski, Howard Zinn, Eric Hobsbawm qui vont à l'encontre de l'histoire médiatique et idéologique.

La SF est également terriblement sous influence des phénomènes sociologiques de leurs époques.

Même le film d'horreur The Thing n'a pas su se défaire de l'anticommunisme américain de l'époque comme l'a remarqué Stephen Jay Gould, rouge de colère, après une seconde diffusion. SW s'en est dégagé en mettant l'escadron rouge (bleu dans le livre) futur Rogues Squadron (escadron voyou <=> Etat voyou) en avant pour que cela rentre dans le chronologie historique de la seconde guerre mondiale que veut suivre l'histoire de la saga. L'éclatement de la première étoile dans le Nouvel espoir est l'équivalent de la victoire de l'armée rouge contre l'armée du Reich à Stalingrad et Koursk. Mais de ce parallèle avec la chronologie de la IIGM (et des années 30 pour les épisodes I, II, III), les fans ont du mal à l'entendre.

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